Apparemment, nous ne sommes pas tous égaux pour supporter notre chère capitale.
Peut être avez vous vu le même reportage que moi, samedi après midi, en tout cas, moi, je suis tombée sur le cul en apprenant que "le syndrome de Paris" était répertorié comme maladie et qu'il se développait uniquement chez nos amis les Nippons.
Heureusement pour eux, il épargne "normalement" les touristes de passage mais s'abat par contre sur les résidents de quelques mois ou plus (expats, étudiants, stagiaires ...), en général au bout de 3 mois.
Qu'on ai le spleen d'une ville, qu'on se sente mal à l'aise quelque part, qu'on soit choqué par une culture différente, je dis oui à tout ça, mais j'étais loin de penser que ça prendrait la forme d'une maladie mentale spécifiquement japonaise qui se développerait juste ici, à Paris !!!
Et pourquoi pas ailleurs, d'abord ???
La faute aux agences de tourisme japonaises qui nous placent au sommet en vendant leurs brochures parisiennes, sur fond de papier glacé, composées de belles images en noir et blanc représentants le luxe, l'accueil, la politesse, l'élégance, le raffinement, la propreté (Le parisien dans toute sa splendeur quoi :)) pour appâter leurs clients.
(selon certaines sources, Londres et Bruxelles commenceraient légèrement à entrer dans le classement, mais rien à voir face à Paris).
Et quels sont les symptômes? Fatigue, stress, visions, dépression, sentiment d'infériorité, culpabilité et même tentative de suicide. Ce qui les entraine à devoir côtoyer l'hôpital psychiatrique (25% des cas tout de même, c'est énorme !!!).
C'est vrai que de base, il faut être armé dans la vie pour nous supporter, nous les Français (de manière générale), imaginez donc un japonais face aux tribulations de la sécu, des agences immobilières, des taxis et de la population tout simplement. Pas étonnant que ce mal du pays atteigne uniquement cette catégorie de personne si poli rangé et respectueux des autres, cela les amenant à se sentir incompris, ridicules et mal aimés.
Pour plus d'informations, je vous encourage à cliquer sur
Le figaro,
L'humanité et
Wikipédia, sur lesquels je me suis appuyée en plus du reportage tv pour cet article. Et pourquoi pas, acheter le bouquin de
Philippe Adam.
En tout cas, j'en aurais appris une belle aujourd'hui.
Je sais ce qu'il me reste à faire si j'en croise un sur mon chemin, lui tendre la main (et lui apprendre les gros mots, utiles pour sa défense).