Et oui, c'est au sommet de l'Aiguille du Midi que je vous emmène aujourd'hui, soit à 3800 mètres et des brouettes d'altitude. Jolie surprise, non ?
Nous avions décidé avant de partir en vacances, d'aller skier sur les pentes de la station de Chamonix et de profiter de l'après midi pour admirer le plus haut sommet d'Europe : Le Mont Blanc.
En arrivant, la météo nous annonçait des perturbations pour le milieu de semaine, autant vous dire que nous avons pris nos précautions pour y aller le mardi. Bon, au final, il a fait beau tout le temps, mais pas la peine de se risquer à monter tout la haut, si c'est pour ne rien y voir.
Mont Blanc (caché par le nuage) et Aiguille du Midi (à droite), vus des pistes
Nous avons donc skié jusqu'aux environs de 14h, mangé nos dwich sur le parking, fait sécher tout notre attirail et direction le téléphérique de l'Aiguille du Midi.
Et c'est là que les choses se sont corsées pour moi. J'ai pris conscience que pour arriver sur les hauteurs, chose qui ne m'effraie absolument pas, puisque je n'ai pas le vertige, il fallait tout d'abord emprunter cette espèce d'énorme boite, tirée par de simples câbles. Bon, là j'y vais un peu fort, ces derniers doivent faire au moins la circonférence de mon bras, si ce n'est plus, mais de mon point de vu, c'est du pareil au même. Et vas y que le câble se décroche, et vas y que la télécabine s'ouvre en deux, et vas y qu'on percute la falaise, et vas y qu'un morceau de glace décide de se décrocher à ce moment là ... Et la liste est longue, aussi longue que mon imaginaire peu fonctionner à 100 000 dans ce genre d'occasion.
Enfin bref, la première partie se passe correctement, nous montons jusqu' au premier tronçon et observons le paysage. La vallée de Chamonix est toute petite déjà. Mais quand je regarde vers le haut c'est autre chose qui se produit dans ma tête et les premières sueurs froides apparaissent.
Pas la peine de me presser pour entrer, je ne veux pas être collée à la vitre. Au moins, mon cas fait des heureux. La télécabine continue sont ascension, jusque là, sans encombre et tout d'un coup ...
Non, rien ne s'est produit je vous rassure, sinon, je ne serais pas là pour vous raconter ça aujourd'hui. Non, juste que nous arrivons au moment où commence l'aiguille, qui, comme son nom l'indique est une partie rocheuse plutôt raide et qu'au lieu de grimper progressivement, nous sommes comme qui dirait, propulsés vers le haut. Nous longeons donc cet amas de pierre et je ne sais même pas comment nous avons fait pour nous hisser au sommet.
Ouffff, les portes s'ouvrent et là, vas y que le mal de crâne commence doucement à s'installer. Nous avions légèrement oublié de prendre des Doliprane avec nous, qui comme chacun le sait, est un élément indispensable quand on prend de l'altitude. C'est pas grave, je relativise et me dis que le principal, c'est que nous soyons arrivés à bon port. (voyez comme je ne pense pas encore au retour, c'est comme en avions ça).
Nous traversons une sorte de grotte et nous arrivons sur une passerelle en bois qui laisse entrevoir l'énorme précipice sous nos pieds (mais comme vous le savez déjà, je n'en ai que faire, puisque je ne crains pas le vide). C'est la passerelle qui nous mène sur la plateforme de l'aiguille.
Un petit schéma et vous allez tout comprendre (cliquez sur l'image pour zoomer) :
C'est mieux comme ça ???
On se balade donc de terrasse en terrasse à travers le rocher comme dans un gruyère géant. Pour arriver sur la plus haute plateforme, il faut pour cela emprunter un ascenseur qui vous décolle la racine des cheveux, tellement ce salaud grimpe rapidement.
Autant vous prévenir, que même si toutes les conditions climatiques étaient réunies ce jour là pour admirer le paysage dans les meilleures conditions, nous nous sommes gelés les glawis. Gants, bonnets, écharpes et j'en passe sont des accessoires obligatoires si vous souhaitez apprécier la nature à sa juste valeur. Bonjour les doigts au moment de prendre les photos par contre ...
Si vous souhaitez de plus amples informations, je vous encourage à consulter le site internet de la
Compagnie du Mont Blanc.
Vue d'en haut de la passerelle en bois
La vallée de Chamonix
L'Italie à nos pieds
Le fameux Mont Blanc
Il est maintenant temps de repartir avec le dernier téléphérique. Une nouvelle fois, je refuse d'assister aux premières loges du spectacle. Je m'amuse pour passer le temps à jouer à Doodle Jump sur mon Iphone (vive l'autisme) et à me déboucher les oreilles. Une fois en bas, je vais mieux. D'une part, parce que l'heure de ma mort n'a pas encore sonnée et d'autre part, parce que j'ai beaucoup moins froid.
Un petit tour rapide dans la ville de Chamonix et nous revoilà parti en voiture en direction du chalet.
Ce ne fut pas une mince affaire, croyez moi. Sur les pistes, le matin, je balisais déjà. La veille je ne pouvais pas, car je ne m'étais jamais vraiment attardée sur le cas de cette aiguille, j'étais donc loin de m'imaginer à quoi elle pouvait ressembler. Mais pour rien au monde je ne regretterais d'avoir loupé ça. Je peux dire maintenant, que j'ai vu et eu à portée de main le toit de l'Europe.
L'Aiguille du Midi et le Mont Blanc vus d'en bas ...
A l'année prochaine pour la descente de la vallée blanche en ski - Mouaaahhhhhhhhhhhhh ;)